Proposition du 26 mars (week-end de Pâques):
Bonjour !
Non, rien ne cloche ;o) il n'y a pas erreur, et c'est en avance que je vous envoie le nouveau thème cette semaine, parce que, entre le changement d'horaire, le péage et les chocolats, je ne suis pas sûre d'être à même de m'en m'occuper demain. Or, donc, voici ce que je vous propose - c'est de circonstance :
cloche
Faites-les sonner ! ;o)

pas laid. de justesse

- " ... la Cour comprendra et, je l'espère, entendra notre demande de voir interdire la publication de ce texte, disons-le, 'merdique' par quels que moyens que ce soit, en ce compris l'Internet."
- "La Cour a compris votre requête, Monsieur l'Avocat Général, mais ne pourra se faire une idée qu'après avoir entendu le défendeur. Maître, c'est à vous."
- "Mesdames et messieurs, membres du jury, Monsieur le Président, c'est avec émotion que nous plaidons cette affaire. Comme l'a dit mon honorable adversaire et néanmoins ami, ce texte est, disons-le sans ambage, merdique. Mais mon client a des circonstances atténuantes. Loin de moi l'idée de vouloir corrompre l'idée qu'a cette Cour, loin de moi l'idée de vouloir corrompre l'idée qua ce jury quant à ce texte..."
- "Vous conviendrez, Maître, que voila plus d'idée en une phrase que dans ce qu'a, ou aurait, voulu écrire votre client."
- "La Cour me pardonnera, une partie de ma plaidoirie a été écrite par le défendeur, mon client."
- "Cela se sent, Maître, cela se sent. Continuez, je vous prie."
- "Nous parlions de circonstances atténuantes, et cela sera avéré. Mesdames et messieurs les membres du Jury pourront, après m'avoir entendu, se faire une id.. pardon, une image exacte de ce que mon client a voulu écrire.
Car mon client, bien que ce texte soit difficilement qualifiable, a voulu, a eu l'intention de, décrire une situation simple et complexe toute à la fois.
Reprenons depuis le début.
Le sujet de la semaine était, et est encore, 'Les cloches... faites les sonner'. Mon client, le ci-devant Christian B. a pensé immédiatement à une phrase de Sir Winston Churchill, phrase que je cite: 'La Grande-Bretagne et les Etats-Unis d'Amérique sont deux grandes nations séparées par une même langue'. Difficile à croire, pourtant, je peux vous assurer, Mesdames et Messieurs les membres du Jury, tout comme je peuxl' assurer à cette Cour, c'est la vérité vraie.
Quel rapport entre cette citation et le sujet? Aucun. Aucun pour vous et moi, mais d'aucun le savent, un auteur est un artisan. Un auteur a son mode de pensée. Un auteur doit pouvoir, comme le diasait si justement Maître Werber, SE raconter une histoire, raconter une histoire, écrire une histoire."
- "Ne racontez pas d'histoire à cette Cour, ou le Tribunal vous condamnera pour outrage, Maître."
- "Que Monsieur le Président me pardonne, je me suis laisser emporter par mes propos. Car mes propos sont emprtants, importants, pas importuns. Pensez que mon client travaille (si, si, cela arrive) pour le Ministère de la Justice, pensez que mon client connait (connaissances de bistrot, soit, mais connaissances quand même) des inspecteurs de police. Pensez que l'un au moin de ces inspecteurs lu aurait (ou a, avec un verre dans le nez c'est compréhensible) parlé de la visite de policiers de Québec. Quel rapport me direz-vous? Aucun. Aucun en apparence. En apparence seulement. Qui dit même langue, dit même origine culturelle. Qui dit Europe - Amérique, dit différences culturelles. Mon client a pensé à cette citation de Churchill et à la visite de la police québecquoise. Il aurait voulu parler de ces différences de vocabulaire, de ces différences dans les expressions idiomatiques, de ces différences qui font, justement, la différence entre nos peuples et cimentent l'unicité de nos comportements.
Mais voila. Mon client ne connaît que quelques mots de Québecquois, aucune expression idiomatique. Bref, mon client a du, par la force des choses et non par celle des baillonettes, changer son fusil d'épaule."
- "Cette Cour entend bien, Maître, mais ceci n'explique en rien cela."
- "J'y arrive, Monsieur le Président, j'y arrive.
Losque mon client a compris qu'il ne pourrait raconter, ou, à tout le moins, se servir de la visite que nous a faite la police de Québec, il s'est rabattu sur la France. Il a donc inventé une visite de la police de Paris pour être exact et complet. Et si l'idée générale tenait encore la route, les phrases auxquel il avait pensé, pardonnez-moi l'expression, se cassaient la gueule. En d'autres termes, ces différences de vocabulaire se ramenaient à des différences de prononciation. Ou d'accents si vous préférez. D'où le Comiqu'Art, café-théâtre qui existe vraiment, dont Marc Herman est vraiment propriétaire et qui se trouve vraiment près de la Porte de Hal qui est vraiment... mais je ne rajouterai plus rien. La Cour aura compris que mon client ne sait écrire un texte que si le-dit texte se base, pour une partie au moins, sur la réalité."
- "Cette Cour entend bien, Maître, mais ceci n'explique pas tout."
- "J'y arrive, Monsieur le Président, j'y arrive.
Arrivée du TGV à la gare du Midi, accueil par le commandant de PolBru, visite de Bruxelles, toutes situations où les accents auraient été confrontés. Théâtre, 'Le mariage de Mademoiselle Beulemans', sentiments moins affirmés du héros. Visite au Comiqu'Art, resto rue Haute, une bière, pas plus, cette Cour comprendra, dans un 'staminé' ou un 'stam-café' des environs de la-dite rue."
- "Je commence à comprendre, Maître, je commence à comprendre, et, j'en suis convaincu, cette Cour avec moi. Mais cela ne rend pas le texte moins, comment disiez-vous?, 'merdique'."
- "Exact, votre Honneur. Exact. Mais, comprenez mon client: à force de modifier, de changer, de ressasser, de couper le texte qu'il avait dans la tête, il n'est resté qu'une partie infime de ce qu'il aurait voulu dire.
C'est pourquoi j'invoque la clémence du Tribunal et ne demande qu'une condamnation, à laquelle mon client souscrira d'ailleurs, la suppression du texte incriminé mais, en même temps, l'autorisation pour mon client de participer à l'écriture d'un texte dont le sujet n'est pas encore connu, le sujet du trois avril."

- "Après en avoir délibéré en chambre du Conseil, cette Cour, dont le a décidé que... (la suite du texte est illisible. Sorry)